EN BREF
Ce qu’on fait

Nous achetons au plus près de chez nous des produits alimentaires qui viennent de loin et au prix le moins cher possible, pourvu qu’il y en ait beaucoup.

En quoi est-ce  négatif ?

Avec ce comportement, nous avons un impact dévastateur sur l’environnement, sur les cultures locales, sur les petits producteurs et surtout sur notre notre santé.

Et si…

Se nourrir pour pas cher et de manière éco-friendly et healthy était possible (même quand on est étudiant) ?

Comment ?

En mangeant bio et sain tout en respectant son budget restreint : le bio du supermarché, les AMAPs, les épiceries étudiantes, le vrac, le marché… Mais surtout en reconsidérant son rapport à la nourriture 😉

Qu’est-ce que cela apporte ?

Des résultats concrets :

Des producteurs dignement payés, la planète respectée dans le cadre d’une alimentation locale et de saison, des découvertes gustatives (d’une part en mangeant des fruits et légumes oubliés ou inconnus au bataillon, d’autre part en apprenant à ré-apprécier le goût des aliments déjà connus grâce au bio).

Du discernement et de la réflexion :

Attention au business autour du bio : les marques et les labels bidons sont nombreux.

Par ailleurs, ton porte-monnaie peut en prendre un coup si tu ne changes pas tes habitudes alimentaires.

Bees-Challenges!

→ Lors de tes prochaines courses, tente d’acheter au moins 5 produits bio, locaux ou issus du commerce équitable !

→ Pour faire tes courses, établis une liste de ce dont tu as VRAIMENT besoin.

→ Cherche une AMAP ou une alternative au supermarché.

 

ARTICLE COMPLET
Légumes et fruits frais du marché du coin, bios, cultivés localement ou en France et de saison 

 

 

Les clés pour consommer des aliments sains et de saison avec un petit budget

Etre étudiant, c’est souvent synonyme de malbouffe, plats réchauffés, pâtes et etc. Les prétextes peuvent être nombreux : manque de savoir-faire, de temps et surtout d’argent.

Et si tu commençais à manger bio et local, le tout dans un budget raisonnable et de manière aisée et rapide ?

A travers notre consommation outrancière et l’utilisation de la chimie pour répondre à ce besoin vital qu’est l’alimentation (que ce soit en recourant aux pesticides ou en fabriquant des aliments de synthèse non-naturels), nous nuisons gravement à notre santé dans un premier temps et, dans un second temps, à notre porte-monnaie mais aussi à la faune et la flore ! En effet, avec l’avènement de l’industrie agro-alimentaire, un grand nombre de maladies se sont développées : ce n’est un secret pour personne et, pourtant, nous continuons à marcher dans le sens du système en achetant de la nourriture loin d’être nutritive, bonne, locale etc… Or, qui dit problèmes de santé, dit sécurité sociale and co. Et qui paie pour les traitements et remboursements que recquièrent les pathologies issues de la malnutrition ? Les contribuables, c’est-à-dire nous.

Dans cet article, nous te donnons les clés pour parvenir à te nourrir vraiment sainement tout en gardant un budget raisonnable. Si malgré tout ton budget augmente quelque peu si tu appliques nos conseils, il peut-être utile à ce moment-là de garder à l’esprit que tu achètes le monde que tu veux et que cela demande parfois de revoir ses priorités : manger des produits de qualité, mais sortir un peu moins – un petit sevrage d’alcool ne saurait faire de mal à ton foie. Car, rappelons-le, en consommant de la nourriture issue de l’agriculture intensive, tu votes pour cette société absurde ; a contrario, lorsque tu te fournis auprès de commerçants locaux et bio, tu soutiens un monde respectueux et plein de sens.

Mais ça veut dire quoi, en réalité, consommer bio ?

Manger bio, c’est d’abord un état d’esprit : cela consiste à consommer ce que la Terre et la Nature sont capables de fournir, tout en prenant soin de ces dernières. Manger bio implique donc de rejeter l’utilisation de pesticides qui détruisent toute la biodiversité se trouvant autour des cultures végétales et qui nuisent fortement à notre santé.

Ainsi, selon l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique), « la production biologique est un système global de gestion agricole et de production alimentaire qui allie les meilleures pratiques environnementales, un haut degré de biodiversité, la préservation des ressources naturelles, l’application de normes élevées en matière de bien-être animal et une méthode de production respectant la préférence de certains consommateurs à l’égard des produits obtenus grâce à des substances et des procédés naturels ».

Manger bio, c’est aussi consommer ce dont nous avons réellement besoin, ni plus ni moins. On en a certes pour plus cher si l’on compare la quantité de produits bio achetée avec celle de produits traditionnels, mais l’impact que cet achat à par la suite est très différents pour les producteurs et tout le reste énoncé plus haut. Ces derniers voient leurs salaires augmenter à leur juste valeur…

Il y a différentes pratiques bio à distinguer :

  • L’agriculture biologique qui produit sans utiliser de pesticides et autres produits phytosanitaires issus de l’industrie pétrochimique. Mais encore beaucoup d’agriculteurs bio produisent à la manière d’agriculteurs non-bio, c’est-à-dire en surexploitant les terres.
  • L’agroécologie est un système bio et naturel très perfectionné. Ainsi, Pierre Rabhi, le père fondateur du concept, a déclaré : En plus de techniques comme le compostage, la recherche de complémentarité entre les espèces, la culture sur buttes…, elle va chercher à intégrer dans sa pratique l’ensemble des paramètres de gestion écologique de l’espace cultivé, comme l’économie et la meilleure utilisation de l’eau, la lutte contre l’érosion, les haies, le reboisement…”
  • La permaculture n’est pas à proprement parler une pratique de production biologique mais l’idée est d’obtenir un haut rendement des cultures sur de petites surfaces en laissant la nature s’auto-gérer après avoir recréé un modèle de plantation proche de l’écosystème naturel : chaque élément de la nature vient nourrir ou protéger l’être vivant à côté de lui et cela crée une espèce de cercle vertueux naturel.

 

 

Fruits frais du marché du coin, bios, cultivés localement ou en France et de saison

Manger bio et local, ce n’est pas si coûteux que ça

Grâce aux différentes solutions présentées ci-dessous, tu vas pouvoir manger sainement avec un budget plus que raisonnable 😉

 

Les AMAPs

Il existe des AMAPs (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) un peu partout en France. Tu en as peut-être déjà entendu parler sous le nom de “La ruche qui dit oui !”. Les modes de fonctionnement peuvent différer d’une AMAP à une autre, mais ce qui se démocratise le plus, ce sont les systèmes de paniers. Ce qui est génial pour nous, étudiants, c’est que de plus en plus d’universités participent à ces actions en hébergeant l’un de ces points de distribution. Et si ce n’est pas encore le cas, pourquoi ne pas soumettre l’idée à ton BDE, qui saura facilement mettre quelque chose en place ?

Le prix est généralement de 5€ pour une personne ,et la quantité est suffisante pour concocter de bons petits plats pour plusieurs jours, suivant ce que tu décides de cuisiner. Les avantages sont nombreux pour l’économie locale ! Les fruits et légumes ne parcourent pas des millions de kilomètres avant d’arriver dans ton panier. Donc le Bilan Carbone (BC) de l’aliment! et donc ton BC personnel, n’en sont que diminués, par rapport à une conso de supermarché. Et surtout, cela te permet de découvrir des produits que tu n’as pas forcément l’habitude de manger ! Si jamais tu paniques à la vue de légumes bizzaroïdes datant de l’avant guerre (rutabaga, panais, pâtisson…), ne t’inquiète surtout pas : bien souvent (et particulièrement dans les paniers étudiants), un feuillet de recettes reprenant ce qui se trouve dans ton panier est fourni avec ce dernier. Et au pire, internet est ton ami 😉

Les AGORAé

Autre alternative aux supermarchés classiques: les AGORAé, des épiceries étudiantes. Elles donnent accès aux étudiants (presque exclusivement boursiers) à des produits alimentaires et quotidiens pour une somme modique et de qualité, bien souvent bio et locaux. En fait, le prix fixé dans ces épiceries correspond à  la valeur du produit sans marge de distribution. Le but est de permettre aux étudiants de manger de manière équilibrée, c’est pourquoi le prix des produits peut être jusqu’à 60% moins chers qu’en supermarché classique.  Mais certaines structures sociales et solidaires (comme Lieuto’pie à Clermont-ferrand), ouvrent leurs portes à tous les étudiants, même les non-boursiers.

Achats en vrac et marchés

La démarche de manger mieux et à un prix raisonnable qui est la nôtre nous a naturellement conduites vers le  vrac et les marchés. Pour acheter du “vrac” il faut bien souvent se rendre en supermarchés bio,  spécialisés ou épiceries étudiantes dans lesquels les aliments ne sont pas emballés dans des paquets individuels ; il suffit donc de se rendre là-bas avec des sacs ou bocaux que l’on remplit d’aliments. Il y a trois avantages majeurs à cette démarche : cela s’inscrit dans la réduction de tes déchets puisque tu amènes toi-même tes sachets en tissu, cela réduit le coût des produits puisque tu ne paies pas le packaging (contrairement aux produits de supermarchés classiques) et cela te permet d’acheter la juste quantité (ni plus ni moins que ce dont tu as besoin).

 

Les supermarchés collaboratifs

Ils sont peu connus pour le moment, mais s’efforcent de se développer sur l’ensemble du territoire français. Le plus grand se trouve à Paris sous le nom de “La Louve”. Le principe est simple : c’est grosso modo un supermarché identique aux commerces bio, où l’on trouve des produits locaux, issus du commerce équitable et etc, mais dont les prix sont baissés grâce aux consommateurs-bénévoles qui viennent donner 3h par mois de leur temps libre pour tenir le magasin 🙂

 

Les supermarchés classiques

Par habitude, le premier endroit où nous nous rendons pour faire nos courses est le supermarché. Pourquoi ceci changerait-il, les chaînes de grande distribution développent leurs propres gammes de produits bio, jusqu’au point d’y consacrer un rayon entier ? En fait, ces denrées sont bel et bien issues de l’agriculture biologique en ce qu’elles sont produites dans le respect des taux autorisés de pesticides, mais SANS l’esprit du bio, puisque ce sont tout de même des cultures intensives qui surexploitent la Nature : cela s’apparente donc plus à du marketing permettant de séduire un large panel de clients qu’à une réelle volonté de respecter les capacités de la Terre.

En outre, de nombreux produits proviennent bien souvent de pays étrangers, ce qui résulte en un bilan carbone élevé du fait du long transport des denrées, par cargo voire par avion. Sans compter que lorsque les fruits et légumes sont importés, cela signifie la plupart du temps qu’ils ont été cultivés dans un pays où ils n’étaient pas de saison et qu’ils ont donc nécessité l’usage d’un chauffage permanent de serres, ce qui augmente le rejet de CO2.

Il semble aussi nécessaire de garder à l’esprit que, lorsque tu achètes des produits bio dans un supermarché classique, tu fais certes augmenter les statistiques de consommation en faveur du bio, mais tu votes surtout pour la pérennité des supermarchés : nous achetons le monde que nous voulons et, dès lors, acheter des produits bio dans une enseigne dont nous ne cautionnons pas les valeurs revient à soutenir cette enseigne et les multinationales qui continuent de s’enrichir au détriment de producteurs travaillant dans des conditions précaires et déplorables, d’une manière générale.

Il faut donc rester vigilant lorsque nous achetons dans un supermarché classique et recourir à cette solution en dernier recours. Car, tu l’as compris, le bio, qui se voulait différent du système de consommation classique, à tendance à en devenir un nouvel acteur, et pas des moins lucratifs.

 

Légumes et fruits frais du marché du coin, bios, cultivés localement ou en France et de saison

 

Manger bio, c’est s’informer sur la pertinence des labels

Afin de choisir au mieux quels labels que tu souhaites privilégier pour ta consommation alimentaire (ce qui te permettra, lors de tes courses, de choisir rapidement quels produits tu mets dans ton panier en fonction des différents labels présents), il semble important de commencer par s’interroger sur la ou les raisons pour lesquelles tu souhaites consommer bio, éthique et/ou local : ta santé (plus de pesticides ou le moins possible), la préservation de l’environnement, la survie des petits producteurs (qui seront payés décemment), la cause animale, ou les trois à la fois (dans ce cas, l’idéal est de consommer moins, bio, local et de saison).

Comme il est facile de se perdre dans la multitude de labels qui existent nous t’avons donc concocté un petit tableau expliquant de manière synthétisée pleeeeiiin de labels pour t’éclairer sur le sujet 😉 Précisons que, si certaines colonnes ne sont pas remplies, c’est que, malgré nos heures de recherche, il ne nous a pas été possible de trouver des info pertinentes, ce qui témoigne de l’opacité de certains labels.

 

Ci-dessous un tableau recensant les marques bio ou de commerce équitable les plus connues (dont les données sont présentes) :

 

Tu l’auras compris, c’est un sacré schmilblick pour savoir quelle marque ou quel label est vraiment fiable. D’autant plus que cette liste est non-exhaustive et que le nombre de marques bio et de ses labels se multiplie à vitesse grand V ! Aussi te conseillons-nous de te tourner principalement vers les AMAPs, c’est tellement plus simple et sûr 😉

 

Quelques astuces pour bien gérer son temps dans le cadre d’une consommation bio et locale

 

Si tu adhères à une AMAP en coopération avec ta fac, tu n’auras même pas besoin de sortir de ton lieu d’études pour avoir des produits frais et locaux à disposition, donc tu feras un gain de temps absolument énorme.

Tu peux préparer des “fourres-y tout”, c’est-à-dire des plats gratinés à base de restes : c’est efficace, bon et adieu le gaspillage alimentaire 🙂

Faire une liste permet de se concentrer sur ce dont on a VRAIMENT besoin. Avec elle, pas de détours car moins de tentations si tu restes focus dessus.

Et cuisiner à petit niveau, avec un peu d’entraînement et d’organisation, ne prend pas tant de temps que ça : les bénéfices d’une alimentation saine outrepassent largement le temps que tu passeras à confectionner tes plats. Et puis, entre nous, se faire une quiche aux légumes avec une salade verte, ça prend 20 min max (et elle te durera pour au moins 2 repas !) 😉

Et pour t’inspirer, tu peux te rendre dans la rubrique “petites recettes” du blog, dans laquelle tu trouveras pleiiiin de choses easy à cuisiner !

Pour conclure, il faut préciser que, bien évidemment, certaines de ces alternatives coûtent plus cher que la consommation de produits achetés à tous petits prix dans les supermarchés, mais de moins bonne qualité.

Cela dit, changer ses habitudes alimentaires permet de s’interroger sur la quantité des denrées que nous consommons : d’une manière générale, nous consommons trop, c’est-à-dire largement plus que nos besoins réels, car nous avons tout à disposition et il est ainsi facile de céder à la gourmandise. Dès lors, si tu parviens à trouver un certain équilibre entre ta consommation et tes besoins réels et à surmonter l’obstacle mental du “j’en ai moins pour le même prix” (en remplaçant par “j’en ai moins pour le même prix, mais d’une qualité tellement plus haute !”), ton budget restera sensiblement le même.

Lisa
Sources

Descriptifs des labels:

http://www.consoglobe.com/alimentation-bio-grandes-surfaces-question-3004-cg/3

http://www.supernourriture.fr/la-verite-sur-les-labels-bio

http://www.natura-sciences.com/agriculture/label-ab-label-bio-816.html

 

http://www.jeconsommeresponsable.fr/de-a-a-z/comprendre/305-le-label-commerce-equitable–quel-controle-quelle-garantie-.html

http://www.eco-sapiens.com/infos-les-labels.php

 

Sur l’agriculture bio:

http://www.inra.fr/Grand-public/Agriculture-durable/Tous-les-dossiers/Agriculture-biologique/Agriculture-biologique-definition/%28key%29/0

https://www.colibris-lemouvement.org/magazine/permaculture-agroecologie-agriculture-bio-quelles-differences

 

Les différentes structures:

http://reseau-amap.org/

http://www.faep.fr/quest-ce-que-lagorae/

https://public.cooplalouve.fr/

 

2 thoughts on “Manger bio et local pour pas cher quand on est étudiant, c’est possible !”

  1. Étant déjà bien au fait de la question j ai cependant appris au sujet des différents labels. Il serait intéressant de voir la faisabilité de l agriculture bio pour nourrir la population française par ex. Quels sont les rendements à atteindre et comment on y parvient: + de main d œuvre certainement , aide par des machines agricole « intelligentes » ? Pourra t on vraiment remplacer l agriculture classique totalement ou dans quelle proportion ? Merci, continuez à convertir les gens !

    1. Bonjour Etienne,

      Merci pour ton commentaire constructif! Bien évidemment ce sont des questions que nous nous posons aussi et que nous tenterons d’ élucider au plus vite 😉

      Bonne continuation, l’équipe WTBU :p

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